« L’art lave notre âme de la poussière du quotidien. » — Pablo Picasso
J’ai longtemps pensé que le bien-être se trouvait dans une routine idéale, identique chaque jour. Avec le temps, j’ai compris que prendre soin de soi, c’est d’abord savoir s’adapter à ce que l’on vit.
Nos besoins évoluent. Certains jours, nous avons besoin de calme. D’autres jours, d’expression, de mouvement ou de créativité. C’est ainsi qu’est né mon rituel bien-être inspiré des arts du monde, un rituel personnel basé sur les pratiques artistiques, issues des cultures des quatre coins du monde.
Les arts du monde ont toujours été utilisés comme outils de guérison émotionnelle, de développement personnel et de reconnexion à soi. Voici les 8 pratiques artistiques qui composent mon rituel, choisies selon mes besoins du moment. 😉 Mais avant de te les présenter, j’aimerais t’expliquer ce qui m’a donné envie de partager tout cela.
Cet article participe à l’évènement interblogueurs “Votre rituel santé préféré” organisé par Aurélie, naturopathe et auteure du blog L’essentiel de mes remèdes naturels, dédié à la santé naturelle et à l’hygiène de vie pour accompagner les femmes en (péri)ménopause. J’apprécie particulièrement ce blog, et parmi ses articles, l’un de mes préférés est celui-ci : Les volcans d’Auvergne : lieu inspirant pour stimuler la créativité
L’art de soigner par le son

La musique fait partie de mon rituel bien-être depuis longtemps, souvent sans que je m’en rende compte. C’est l’une des premières pratiques vers lesquelles je me tourne quand j’ai besoin de retrouver un équilibre intérieur. Pourquoi ? Parce qu’elle agit immédiatement.
Dans mon quotidien, il m’arrive de me sentir mentalement saturée ou émotionnellement à fleur de peau. Dans ces moments-là, je n’essaie pas de comprendre. J’écoute. Une musique douce pour apaiser, un rythme plus profond pour libérer, un chant pour me recentrer. Et presque toujours, quelque chose se dénoue.
En m’intéressant aux arts du monde, j’ai compris que cette intuition était universelle. 😉 Dans les traditions africaines, le rythme soutient la guérison collective et crée du lien. En Inde, les ragas sont utilisés pour influencer les émotions et l’énergie selon les moments de la journée. Chez les peuples anciens, les chants relient l’humain à la nature et au vivant.
Aujourd’hui, la musique n’est plus seulement un fond sonore pour moi. Elle est devenue un outil conscient de bien-être, que j’utilise selon mes besoins. Me faut-il du calme ? De l’élan ? De la présence ? La musique me guide. 😊
Et toi, quelle musique choisis-tu quand tu as besoin de te retrouver ?
« La musique donne une âme à nos cœurs et des ailes à la pensée. » — Platon
Lire pour éclairer l’intérieur

La lecture occupe une place tout aussi essentielle. Il y a des périodes où je ressens le besoin de me retirer du bruit du monde, de faire une pause. Dans ces moments-là, je me tourne naturellement vers les livres. Ouvrir un livre, c’est comme entrer dans un espace plus calme, plus lent.
Dans la Grèce antique, les bibliothèques étaient déjà considérées comme des lieux de soin de l’âme. Les mots n’étaient pas seulement là pour informer, mais pour accompagner et transformer intérieurement.
Lire m’aide à mettre du sens sur ce que je traverse. Certaines phrases résonnent profondément, comme si elles mettaient enfin des mots sur un ressenti confus. D’autres fois, un livre me rappelle que je ne suis pas seule à vivre certaines émotions. N’as-tu jamais eu l’impression qu’un livre te comprenait mieux que quiconque ?
Avec le temps, j’ai réalisé que certains ouvrages arrivent toujours au bon moment. Ils deviennent de véritables compagnons de route, capables d’ouvrir une porte intérieure exactement quand j’en ai besoin.
« Un lecteur vit mille vies avant de mourir. » — George R. R. Martin
L’ancrage par le feu

La pyrogravure est entrée dans mon rituel à un moment où j’avais besoin de ralentir. Vraiment ralentir. Pas juste lever le pied, mais poser le mental. Le bois, le feu, le silence… tout invite naturellement à la présence.
À l’origine, la pyrogravure sur bois était pratiquée en Europe et en Asie pour décorer des objets rituels et du quotidien. Rien de spectaculaire, mais beaucoup de sens. En la pratiquant, j’ai compris pourquoi : impossible d’aller vite. 😅 Chaque geste compte. Une seconde d’inattention et la trace est là, définitive.
Très vite, j’ai ressenti ses bienfaits. Le geste lent apaise l’esprit, recentre l’attention et ancre profondément. Le feu ne brûle pas, il transforme. Il m’oblige à être ici et maintenant, sans anticipation, sans retour en arrière.
La pyrogravure m’a appris quelque chose de simple, mais essentiel : quand on ralentit le geste, on apaise aussi l’intérieur. Et toi, quand as-tu pris le temps, pour la dernière fois, de créer sans te presser ?

« La patience est un arbre dont la racine est amère et les fruits très doux. » — Proverbe persan
Se relier à la mémoire du vivant

L’art aborigène australien a trouvé sa place à un moment où j’avais besoin de ralentir et de me recentrer sur l’essentiel.
Ce qui me touche profondément dans cet art, c’est qu’il ne cherche pas à représenter le monde tel qu’on le voit, mais tel qu’on le ressent. Il raconte le Temps du Rêve, la Terre, les ancêtres et les liens invisibles qui nous unissent tous. Chaque point, chaque symbole, chaque motif est une mémoire, un récit qui traverse les générations.
Quand je pratique ou que je contemple cet art, je sens immédiatement un apaisement intérieur. C’est un rappel silencieux mais puissant : nous faisons partie d’un tout, nous sommes liés à la Terre et à ses cycles.
Pour découvrir plus en détail l’histoire, les techniques et les secrets de l’art aborigène, tu peux lire cet article très complet que j’ai écris : Secrets de l’art aborigène : histoire et techniques.
Et toi, quand as-tu pris le temps, pour la dernière fois, de te reconnecter profondément à la Terre ?

« La Terre ne nous appartient pas, nous appartenons à la Terre. » — Proverbe aborigène
Exprimer pour transformer

Ce qui m’a toujours fascinée dans le théâtre, c’est cette capacité à entrer dans la peau d’un personnage et à vivre pleinement ses émotions. Petite, je passais des heures à jouer des rôles qui me ressemblaient, à explorer leurs joies, leurs peurs, leurs colères. C’était un jeu, mais aussi un vrai apprentissage : apprendre à ressentir, à comprendre, à libérer ce qui est en moi.
Cette pratique m’a appris quelque chose d’essentiel : exprimer ce que l’on ressent, même par le jeu, est profondément libérateur. Dans la Grèce antique, le théâtre avait exactement cette fonction, permettant de transformer les émotions collectives en compréhension et apaisement. D’autres traditions, comme le théâtre Nô au Japon ou le Kathakali en Inde, poursuivent cette exploration intérieure. 😉
Aujourd’hui, intégrer le théâtre, même simplement en imaginant ou en écrivant des scènes, me permet de me reconnecter à mes émotions, de les accueillir et de les transformer. 😉
Et toi, te souviens‑tu d’un jeu ou d’un rôle qui t’a permis de ressentir quelque chose de fort et de te découvrir toi-même ?
« Le théâtre est le lieu où l’humanité se regarde elle-même. » — Jean Vilar
Dire l’indicible

La peinture, c’est un espace où je peux déposer ce que je ressens sans avoir à le nommer. Parfois, les mots ne suffisent pas ; parfois, ils semblent même limiter ce que je traverse. Alors je prends un pinceau, je choisis mes couleurs et je laisse mes émotions guider le geste.
Depuis la préhistoire, l’être humain utilise la peinture pour raconter, communiquer, se relier au monde invisible. Aujourd’hui encore, elle conserve ce pouvoir universel : exprimer l’invisible, libérer les tensions, apaiser le mental. Quand je peins, je sens mon esprit se détendre, mes pensées s’alléger, comme si chaque couleur devenait un petit acte de soin pour moi-même.
Et toi, as-tu déjà essayé de peindre sans attendre de résultat, simplement pour laisser parler ton intérieur ? Tu serais surpris de ce que tes mains peuvent révéler quand tu laisses parler ton intuition.


« Je rêve de peindre et puis je peins mon rêve. » — Vincent Van Gogh
Nourrir l’âme par la beauté

Les musées, ce n’est pas seulement regarder des œuvres : c’est prendre le temps de ralentir et d’observer.
J’aime me perdre dans les musées à l’étranger. En Croatie, par exemple, j’ai découvert le Pavillon Mestrovic. Les sculptures et tableaux exposés m’ont profondément inspirée : la finesse des formes, la puissance des lignes et la lumière qui se dégage de chaque œuvre m’ont rappelé combien l’art peut être à la fois intime et universel. À Marrakech, j’ai eu la chance de visiter une exposition dédiée à Pablo Picasso. Ses peintures m’ont captivée. Me promener dans ces lieux, c’est comme voyager à travers les émotions et les époques, et revenir avec une énergie nouvelle. 😄
Ces moments nourrissent ma créativité, ma sérénité et mon inspiration. Ils me rappellent que, peu importe le pays ou la culture,l’art relie les êtres humains à travers les émotions et les histoires. Se laisser traverser par les œuvres, c’est un acte de reconnexion à soi et au monde.
Et toi, as-tu déjà ressenti ce frisson, cette inspiration qui surgit en te promenant dans un musée, loin de chez toi ?

« L’art lave notre âme de la poussière du quotidien. » — Pablo Picasso
Mettre de l’ordre en soi

L’écriture thérapeutique c’est poser sur papier certaines émotions. Quand mon esprit est encombré, que les pensées s’entremêlent et que le stress s’installe, je prends une feuille et j’écris. Parfois les mots deviennent un dessin. 😉
Écrire me permet de déposer ce qui pèse, de mettre des mots sur mes émotions, de clarifier ce que je ressens. C’est comme si chaque phrase allégeait un peu plus mon esprit et ouvrait de l’espace à la créativité et à la sérénité.
« Écrire, c’est une façon de parler sans être interrompu. » — Jules Renard
Ces 8 rituels bien-être inspirés des arts du monde n’est qu’un point de départ. Il existe des dizaines d’autres pratiques pour se reconnecter à soi, à sa créativité et à son énergie. Sur Globetherapie, tu trouveras encore plein d’idées et d’inspirations pour créer ton propre rituel au quotidien. 😉


Woow, tes oeuvres sont magnifiques ! On sent que tu baignes tout-à-fait dans ton féminin créateur.
J’aime beaucoup la lecture, la peinture et la thérapie par le beau. Et même sans aller au musée, si l’on n’en a pas les moyens, on peut toujours s’y adonner !
Ce que je fais, en regardant un paysage, c’est de choisir UN élément que j’aime particulièrement, et je le fixe, je regarde en détail tous ses contours, ses formes, ses couleurs… De sorte à m’en faire une photo mentale, comme si je devais le dessiner en fermant les yeux.
La musique, pour moi évidemment, c’est essentiel. En tant que prof de guitare et guitariste et chanteur depuis 44 ans. Pour ce qui de la lecture, entre les livres de développement personnel et les romans de Science fiction et fantasy que je lis, il y a de quoi faire. J’adore la peinture, mais à regarder parce que à faire… je suis absolument nul en dessin et je n’ai aucun don en graphisme. Je ne sais pas vraiment ce que je peux choisir de « beau » ou non.
Merci pour ton partge de pratiques artistiques et bien-être! Pour moi un des déstressants le plus efficace et semi-automatique est de mettre un playlist de musiques que j’aime et de chanter. Aussi parfois quand je m’observe faire ça je me dis que je suis en train de traverser une situation vraiment inconfortable pour moi.
Et puis quand j’en ai le temps j’adore peindre. J’aime les peintures colorées, joyeuses, naturelles. J’ai aussi passé beaucoup de temps en Australie auprès des aborigènes mais ce que je peins le plus ce sont des paysages luxuriants inspirés de l’art naïf brésilien. Il faudrait que j’essaye l’abstrait aussi pour lêcher peut etre encore plus.
Merci pour cet article tellement inspirant! Oui c’est tellement vrai l’art nous relie tellement à notre essence profonde et est tellement libératrice des états d’être intérieurs qui peuvent nous déstabiliser! Ils nous réancrent profondément dans l’instant présent, j’adore! J’aime m’adonner à la peinture, écouter de la musique, écrire, lire… mais je me rends compte que je ne leur laisse que trop peu de place dans les moments difficiles alors que ce sont de véritables clés de libération! Merci de ce rappel puissant de ce que nous apportent les arts du monde, et tout comme la vision de la santé; les traditions du monde nous rappellent les bases fondamentales du vivant!
Personnellement la musique qui me reconnecte instantanément c’est l’album Aliento de l’artiste Danit que je vous invite à découvrir!